dimanche 7 février 2010

Ligne brisée

Toujours en équilibre
Dans le broiement de la vie
Je tangue sur le marchepied
Les yeux fixés sur un matin neuf


Maitte 02/2010


dimanche 31 janvier 2010

Qu'importe

Des pans entiers de souvenirs
Ensevelis sous les blessures
Qu'importent l'ombre ou la lumière

Maitte 01/2010

De glace

Le ciel est blanc
Mon coeur rouge sang
Le soleil est froid


Maitte 01/2010

Le rêve

Sans crier gare
Sans avoir prévenu
Le rêve pourtant continue

En le dispersant
Tous les vents l'emporte
Vers les étoiles qui pleurent

Maitte 01/2010


Un tas

Un tas d'oripeaux
Dans l'encognure de porte
À la limite des regards

Maitte 01/2010


Même temps

Dans le même temps
Que s'installe la douleur
La terre tourne-boule

Maitte 01/2010

.

vendredi 8 janvier 2010

Victime

Incarcérés dans la violence,
Issue de nos terreaux mêlés,
Nous donnons vie, au jeu cruel et faux,
De la victime et du bourreau.

Maitte 01/2010

w

Violence

À l'abri dans le silence,
Masquée par la camisole de l'amour,
Tapie en nous, la violence


Maitte 01/2010

mardi 5 janvier 2010

Uniformité

Nos regards se choisissent,
Nos mots se destinent,
Nos couleurs se diluent,
Nos amours s'harmonisent,
Nos heures se croisent ...

Je n'ai pas les mêmes humeurs


Maitte 01/2010


samedi 26 septembre 2009

Que reste t-il ?

que reste t-il à emporter
sur cette terre désolée
pour que le vent s'acharne à souffler

Maitte

L'envol

Ces maux que l’on n’entend pas
Et le néant étouffé par nos silences
Comment s’élancer
Sans s’éloigner de soi-même

Maitte

dimanche 16 août 2009

C'est si surprenant



C'est si surprenant de constater

Que les "sans", sont pour la mort,
Comme un champ d'immortelles à faucher.


Monique Maitte

Loin de tout


Loin de tous les hommes,
Tomber lourdement ou s'affaisser,
Là où nous sommes.

En ne laissant
Pas plus de trace,
Que du temps du vivant.


Maitte



vendredi 14 août 2009

Apparence



Au-delà du miroir,
Et de tout ce qu'il reflète,
De l'oublie, et malgré les masques,
Dans une obscurité provisoire,
Je cherche l'essence de ce néant
Qui s'installe en moi cycliquement

Maitte

L'espoir ne dessine pas l'avenir

Avenir.
Ma seule certitude est que tu viendras,
Quoiqu'il advienne du monde,
Chaque jour ta tyrannie s'impose à moi
Alors que règne partout la décadence,
Toute pensée de toi nous paralyse.

Maitte

Espoir

Espoir
Vivre sans toi serait ma déchéance,
Ne pas te partager, un exil infini

Mais ...
C'est si surprenant de constater
Que les "sans", sont pour la mort,
Comme un champ d'immortelles à faucher.

Loin de tous les hommes,
Tomber lourdement ou s'affaisser
Là, où nous sommes.

Nous n'accusons personne,
Voilà notre seule légèreté ;
Ni les autres, ni nous même.
Car rien ne peut empêcher
Les événements de venir,
Comme ils l'entendent
Sans prévision, ni calcul.

Mais ...
Ensemble ne pourrions-nous pas tenter d'enrayer cette hécatombe ?

Maitte

Vivants

Nous sommes vivants,
Au rythme d'une respiration,
Nous sommes vivants,
Au rythme lancinant des saisons,
Car l'envers du miroir, c'est quand même la vie ...

Maitte

Mouvement

À chaque mouvement
Survient la pensée
D'un monde désordonné


Maitte

Libre

Le ciel reste sourd
Aux appels du soleil
Les nuages resserrent les rangs

Maitte

Rêves

Tous les rêves éparpillés
Sont des trous noirs
Où meurent tous les espoirs

Maitte

Dérive

Sous cette carapace bat
Un coeur noyé
Dans une mer de silence


Maitte

Allez, va

Et me voilà à ce croisement de routes
Allez, va ! vers des mondes pluriels
Et laisse toujours s'exprimer tes doutes


Maitte


mercredi 8 juillet 2009

vide

Le monde disparu
Reste dans l'ombre
Je scrute en vain l'horizon

Maitte

samedi 27 juin 2009

Dedans Dehors

Derrière les murs,
De l'autre côté,
Des souffrances

.

samedi 23 mai 2009

Qui vous envoie

C'est le besoin d'un abri,
Qui m'a entraîné ici,
La pluie est si violente,
Et j'ai faim.

Dans son visage fermé,
Ses yeux m'inspectent.
"Si personne ne vous envoie,
je ne peux rien pour vous"

Effectivement,
je m'étais envoyé moi-même
Et je sens bien,
Que je ne suis personne pour vous.

Maitte

.

Territoire de mort

Je m'avance dans les vagues,
Je marche précautionneusement,
Je veux vraiment gagner la terre ferme.

Mais contrairement à celle de la nature,
La tempête créée de main d'homme
Ne laisse aucune chance à l'homme.

Maitte 0509

.

lundi 13 avril 2009

Coupable

dimanche 29 mars 2009

Strasbourg

Entre les lumières
Flotte l’ombre de la misère
Une silhouette noire


Maitte

dimanche 15 mars 2009

envie

maintenant
que tu as laissé ça
derrière toi
j'ai l'envie de vivre

l'envie de rien
était si confortable


Maitte

La guerre des crevards

ils vont arriver
toujours plus nombreux
les crevards
rue, ma rue, garde moi une place


Maitte

la rue

et bien oui
elle reste l'ultime solution
la survie
elle est
là,
ma sauvegarde

la rue
Rue, ne me quitte pas


Maitte

Comme un spectre

Mon visage fondu
Dans le noir
Une opaque opacité
Un flou flouté
Cet éternel entre 2
Comme un spectre


Maitte

mercredi 11 février 2009

Comme une luciole

Ce poème s’adosse à l’espoir
C'est pour le libre arbitre,
Et le droit à la parole
Qu'il ôte son bâillon


Maitte

.

dimanche 25 janvier 2009

Rebelle

Le néant médiatique est partout,
Ce qui se trame ailleurs
N'a pas d'intérêt pour vous
Dont la conscience se trouve
Cachée derrière des oeillères
Jusqu'à mourir de compromis

Si je ne peux éviter ce spectacle
Rien ne m'empêche de le dénoncer


Maitte

.

Je ne peux plus rien tirer de moi.


Je ne peux plus rien tirer de moi.
Car je ne sais plus rien.
Je ne veux, je ne sais pas,
Tomber dans le facile,
De ce monde avilie et avide
Qui ne sait créer entre les hommes
Qu'une inévitable haine.
Monde où tous les enfants
Ont les ailes déjà brûlées
Par une bande de sagouins puants
S'empiffrant du malheur
De millions d'invisibles


Maitte

.

Dérisoire

Plongée là ou tant ne peuvent refaire surface
Égarée entre des chemins où la mémoire s'efface
Lovée dans milles voiles, de profil et de face

Dans ce monde où tout est dérisoire je fais place


Maitte

.

dimanche 18 janvier 2009

N'ayant rien


Il semble ne rien posséder d'autre

Que ces vêtements usés qu'il porte
Et cette voix éraillée et si forte
Qui emplie le tram d'hallucinations
Et balaye les regards fuyants


Maitte

;

L'inconnu demain

Et quand de toutes mes défaites
Je ferais une fête
Je mourais certainement peut-être

Maitte

,

dimanche 11 janvier 2009

En dessous des nuages

Un brouillard de glace
Voile tout le paysage
Le vent, froid sibérien
Nous opprime et retient
Dans son poing fermé
L'indicible désolation
Pour les abandonnés
Qui n'ont plus rien à dire
En dessous des nuages


Maitte

.

vendredi 2 janvier 2009

Solitaire

Je m'enfonce
Dans un monde solitaire
Aux frontières flottantes

Maitte

.

mercredi 24 décembre 2008

Quotidien

On avance
jour après jour
avec le déni de je,
l'absence de nous,

et la colère
et l'abandon
et l'inconsolable


Maitte

;

mercredi 17 décembre 2008

Le temps est le même

Lui
Va de foyer en centre d'hébergement
Lui
A choisi la débrouille éreintante
Pour eux
Le temps est le même

Maitte

samedi 13 décembre 2008

Tu comprends quelque chose à ça ?

Le vide est l'étape indispensable
Pour devenir un rayon de soleil
Vous êtes la pierre
Je suis un nuage

Maitte

Tags

celle et celles qui
les elle et les elles
ils aussi et lui
qui
les eux, les autres
et les ailleurs
qui
tous ceux et celles
qui sans temps parlent,
et parlent encore

Maitte


Bla bla

La théorie d'une originelle
Humanité
Se heurte à l'humain
Étrange dé-alchimie
Du sensible

Maitte

Prévision

Des faux d'humanité
Nous coupent l'herbe sous le pied
Si affreusement prévisibles

Maitte

dimanche 23 novembre 2008

La vérité est soluble

Si un autre monde est possible
Les possibles ne sont pas pour nous
L
a vérité est devenue soluble

Maitte

samedi 22 novembre 2008

Combler ce trou noir qui m'habite

Que meure le temps
Que disparaisse demain
Que toutes ces images préoccupantes s'éloignent
Et qu'enfin l'errance devienne supportable

Un paquet de tabac,
Une bouteille de vin
Pour combler ce trou noir qui m'habite

Maitte

jeudi 13 novembre 2008

Hiver

Le gel de la nuit
La camisole du sans-abri
Comme un étau
Pour nos corps transis

Maitte

Le temps volé

Le passé, le présent
Posés sur une branche morte
Un avenir à inventer
Avant qu'elle ne cède et l'emporte

Maitte
x

mardi 4 novembre 2008

Je ne suis pas poète

Pour bien dire les choses il faut les vivre
J'essaye juste de traverser l'illusoire du monde
Et ce qui doit être dit est écrit voilà tout

Maitte
je ne suis pas poète
.

Rue toujours


Ce n'est pas la rue
Qui me poursuit
C'est sa beauté rude,
Déroutante et insaisissable
Ses codes pour toi indéfrichables
Nos identités perdues
Son regard décapant
Qui rend la beauté que tu nous veux
Douceureuse, et trop polissée

Maitte



c

Le temps de la poésie

Ce que je ressens
Trouve sa propre forme
Ou pas forcément

Je n'ai pas le temps
Pour la poésie
Comme tu l'entends

Je veux juste dire
Ce qui est exactement
Là, maintenant


Maitte
x

Frustrations

Partir
Loin de vos artifices
Loin de vos futiles
Et de vos éphémères

Maitte


Retrouvailles

Dans mes retrouvailles
Avec vous tous
Je me baigne
Dans les bruyants remous
De vos mots
Dans le tonnerre
Que l'alcool
Installe peu à peu

Alors, je vous quitte
Et peux à nouveau
Entrer dans le silence
Dans sa ronde magnifique
Tressée par vos mots

Des moments d'émotion et de retenue

Maitte

.

Le silence

Le silence ne s'oppose à rien
Il dessine la palpitation,
Relève le frémissement
Rend délice chaque son

Maitte


Le silence des mots

Lorsque tu danseras mes mots
Dans tes mouvement vivaces
Tu donneras vie à leur silence

Alors
Les mots iront au-delà des mots
Le silence au-delà du silence

là où
Le dit et le non-dit s'entrelacent


à Anne-Florence
Danseuse toujours
Monique


dimanche 2 novembre 2008

Mélancolie


Je me meurs lentement
En dehors du temps

Un monde de solitude

Où le soleil est grisaille

Et le temps si lent

Je ne suis plus vivante

Ni disponible

Je ne peux plus donner

Ni recevoir

Et dans cette nuit noire

Seul demeure le désir

De disparaître


Maitte

Le temps est à l'orage


Et voilà qu'entre nous,
Je décèle des impossibles.
Moi, broyée obstinément
Par ce système imbécile.
Toi, face à l'impuissance de l'A.S.

J'ai rompu entre nous
Ce fil fragile, presque invisible;
Le temps que s'efface
Ce ciel de traîne.


Maitte

Droits d'homme



Détruire la solidarité publique est un crime

Arrêter avec ce système fou, est possible
Et puisque la crise nous guette tous,
Et que nous allons tout perdre
Donnons avant de faire la culbute
Tout ce qui nous reste.


Nos droits d'homme sont à reconquérir



Maitte

samedi 1 novembre 2008

La parole n'a plus de sens

Être abandonné
Dans la rue
Sur la place publique
Partout des gens
Des regards éreintants
Qui vous imaginent
En pensées assassines
Et le vent
Fou de la Cathédrale
Et la nuit qui tombe
Et nous qui ne sommes...
Plus
Que des ombres
Vraiment silencieuses

La parole n'a plus de sens



Maitte

Trou noir


Trou noir


En fin de mois,
dès son milieu,
faire durer les quelques euros qui restent



Maitte

Aujourd'hui à demain





Aujourd'hui !
je ne veux partager
mes incertitudes
qu'avec moi-même.

à demain... ?



Maitte

Un jour Demain





un jour
je n'avais plus rien
à vous dire
rien à poursuivre
rien à me sourire

c'était demain



Maitte

mercredi 22 octobre 2008

Une ombre me dit



Une ombre sur le mur me dit
Que ma maison
la nuit
Est toujours plus loin


Au bord de la mer peut-être



Maitte 10/2008



vendredi 3 octobre 2008

Prison


En centimètres
Ton horizon se compte
Dans ce milieu puant
Bouches cousues
De fil barbelé
Cerveaux sous pression
Pourrir sur pied sans bruit
Attendre la sortie


Maitte



vendredi 26 septembre 2008

Vos peurs


Le poids que je traîne
Est plus lourd
que ma besace

Mais
Je me force à sourire
Car le monde qui a peur
Est un monde
qui me traque


Et moi
J'ai peur de vos peurs


Maitte 10/2008


L'étrangère


sdf, sep, clocharde, handicapée, nomade
et quoi encore ?
c'est ainsi que le monde nomme l'autre, l'étrangère
comme si elle n'était qu'une catégorie
comme si nous étions la même

et nous voici dans vos pensées confuses
malgré nous
ne pouvant composer nos vies avec elles
car le bavardage éreintant et confus de l'homme
n'est pour nous ni reflet ni miroir


maitte 05/2008



États de conscience flous


Je me retrouve
Dans des états de conscience
Un peu flous
Où la réalité se mélange
Aux rêves

jeudi 18 septembre 2008

un logement ?

Un logement ?


Un logement
C'est comme un
Commencement
Possible

Mais il y a tout le reste


Maitte


Cicatrices de larmes


des cicatrices de larmes en flot continu invisible à mes yeux






Maitte 10/2008

mardi 16 septembre 2008

exclusion




courir, s'agiter en tous sens, produire à tout prix

sans cesse jugé, sous les regards
la vie n'est plus qu'une course permanente
la chute
l'indéniable rupture
la mise à l'écart, l'exclusion de la normalité

une mise à l'écart de la vie

chaque jour



Chaque jour, la nuit avance
À la conquête du ciel
Je voudrais tant
Vivre en noir et blanc








Casser du sdf

Fermer les portes du F 1
Que je n’ose nommer appartement

Ces murs viennent d’un acharnement

D’un combat

Des gens ont vu qu’il y avait sens

Mais d’autres m’ont déçu

Trahi, humilié

Leur mépris était aux aguets
Et au moment où la fragilité apparaissait

Ils ont aiguisé leur cruauté perverse

Pour casser du SDF

Ils n’ont pu m’empêcher
Ni même me freiner

Car je n’étais pas seule

Mais la graine de la désillusion est là

Celle qui casse du SDF

Et casse ce que j’entreprends

J’ai alors besoin d'espace

Pour y caser mon vécu


Je sais qu'il faut être patiente
Mais tous les murs sont prisons

C'est dur à supporter

Rien ne ressemble à la vie

Car aucun but n’apparaît

Comme un possible départ


Captif


captif
du monde
des rêves

il s'envole seul







La marche rebelle



Dans cette marche rebelle
Où je subis d'autres aimants
Que le flot de tes souffles
J'aspire à te complaire

Mais la bête m'emporte
Dans cette course à rebours
Vers un horizon fini
Qui emmure le vivant



Maitte

dimanche 14 septembre 2008

Homme de la rue


dimanche 7 septembre 2008

Crève compassion






Dans la douleur,
qui est mienne,
N'importe quel taudis
À plus de réalité
Que la promesse
d'un paradis




Maitte 09/2008




Meurs moi


Que la route
se termine
De ce pas
que tu veux seul
Et dans mon coeur
de tempête
Meurs moi



Maitte 09/2008





Le choix





Une semaine un choix
La rue ou la mort
Je décidais ce jour-là
De m'isoler dans l'oubli
De tout ce qui m'entourait


Maitte 09/2008




samedi 2 août 2008

Réclusion




Le reproche constant
D'être ce que nous sommes
À chaque jour naissant
La sentence tombe
Le pourrissement obligatoire


Maitte


jeudi 31 juillet 2008

Ombres d'humanité

Je suis à bout de la vie,
Et je me traîne ainsi
Parmi vos coeurs broyés;
Ombres d'humanité.

Les chemins de l'illusion
Semblent sans fin.
Et les miroirs cruels
Sont devenus inutiles.


Maitte

Des mots



Et toute cette fièvre
Que tu places dans la parole
Des mots que tu alignes
Comme des flocons de neige
Qui nous désunissent
Car jamais ne se posent
Sur mon coeur offert


Maitte

samedi 19 juillet 2008

Mon âme est seule

Quand
La douleur
Et l'amour
Sont liés
Trop
Étroitement
Mon âme est seule


maitte

samedi 5 juillet 2008

Dit-elle



Plus jamais de chute
Et plus jamais de douleur
Plus jamais de peine
Et plus jamais de rupture
Dit-elle


maitte

errance



la nuit, je devenais ivre de vin et de bruits
je ne me suis jamais inquiété du retour à la maison
aujourd'hui, ma vie se passe derrière
le rideau d'une bruine régulière
mémoire intérieure et intense
de tant, et longues années d'errance


maitte

errance effrayante

je suis un homme,
ne sachant plus l'amour
soudain, tombé du sommet
d'une errance effrayante
dans l'obscurité d'un puits

maitte

regards

les rues qui nous accueillent
n'ont plus de regard pour nous
qui disparaissons en elles

et la trahison des hommes
devient un éternel hiver

maitte

utopie 2

Vos mots thésaurisés
Offerts aux miséreux
Vidés de tous sens

maitte

abribus

je tends ma main
vers le gobelet de soupe
que me tend ta main

maitte

Avance

Un sans sur le carreau
Crève conscience
Taie toi, et avance

maitte

L'utopie

Au risque d'y briser nos vies
D'hommes meurtris par la vie,
Pour que fleurisse l'anarchie
Ils crient, ils vitupèrent...
Alors, les "sans" trouvent dans la bière
Le courage de dire adieu
À l'espoir piétiné, mis à terre

maitte

lundi 21 avril 2008

Le crime du monde



Vos hésitations, votre silence et,
pour certains, vos coups bas,
nourrissent l'idéologie du profit et de l'impunité.
Le crime, aujourd'hui, paye sans se cacher...

Les sans se mettent en marche.
Il est encore temps de vous éveiller.


Maitte



dimanche 20 avril 2008

Morts de la rue


... il vous reste donc encore trop de conscience pour accepter ouvertement notre lente agonie ?.
La rue tue lentement chaque jour chaque saison.
Les laissés pour compte n'ont guère d'importance face à votre allégeance à ce monde de profits.

• soutenez le Collectif Les morts de la rue : http://www.mortsdelarue.org/

silence




Dans la succession des moments des instants des sentiments des événements nous marchons tous vers la mort. Et celle-là, que tu traites de vermine le sait bien. C’est pourquoi elle fera de ton poison son remède et du silence son cocon.


Non-nommée



Avec ces noms et ces catégories que tu attaches à ma personne me voici devenue non-nommée, fondue et confondue à mille visages, traquée par tes peurs qui déchirent nos vies déjà si fragiles

L'arbre sera toujours un arbre


... il n’y a pas de fin à ton mépris pour l’étrangère que je te suis et que tu poursuis de ta haine-amour devenue stérile, et s’il m’arrive de pleurer, ta carapace n’est jamais touchée par ces chutes de pluie car toujours tu marches hors du monde.
Mais l’arbre sera toujours un arbre et le printemps n'est jamais loin

lundi 14 avril 2008

Ni libre Ni fort


Sous la pierre froide
Ce frère magnifique
Que tu continues d'envier
Est perdu pour toi, à jamais

Les flammes de l'enfer
Seront ta dernière demeure
Avec pour seule compagne
La colère des insoumis


maitte

Des gens ordinaires

J'entends sans cesse
Les cris d'agonie,
De tous les poursuivis,
Par les chiens fous
Nés pour nourrir
Une terre devenue insensible.
Des gens ordinaires.


maitte

dimanche 13 avril 2008

Gruber



... il faisait toujours froid et sombre dans ce hangar de Gruber. La violence, le mensonge, le vol, ... était notre quotidien.

Le silence est assassin.

maitte

samedi 12 avril 2008

La mélancolie



Sous mes blessures
En voyant les magnolias
Mon coeur bat

lundi 31 mars 2008

L'horizon est clos



Moi, la rage de vivre
Toi, la fuite ailleurs
L'horizon est clos

L'amour t'a fui

Ta vie cherche ces moments fugaces.
Temps d'éternité, vécus dans l'enfance
Avec trop d'insouciance et de légèreté.

Tant de douleur dans ce constat amer...
Depuis ce temps perdu, l'amour t'a fui.

Maitte


La férocité de ce monde

La férocité de ce monde
L'ouragan de votre cruauté
Sont nés de vos richesses accumulées

Maitte

Poésie rebelle





Lorsque ma colère sera domptée,

Au seuil d'un autre monde
La poésie,
Elle,
Restera rebelle

L'espérance m'accompagne



L'espérance m'accompagne dans un monde qui n'est que haine et colère.
Confiée entièrement à tous les tourments...
La force de la douleur ne peut empêcher le vent de danser avec la cime des arbres.

Je suis celle qui porte le glaive



Ma souffrance, mes douleurs
Mes faiblesses avouées
Sonnent à vos oreilles
Comme autant de critiques

Que m'importe vos ressentis
Aussi inutiles que vos vies
Vous n'êtes rien, et moi
Je suis celle qui porte le glaive

Je dompterai le ciel
Et ses nuages menaçants
Les arcs de la foudre
Ne freineront pas ma colère

Son fleuve se répandra
Et son torrent de boue
Balayera sans remords
Vos traces mensongères

Maitte


Le bonheur ne s'apprend pas

Le bonheur ne s'apprend pas
Courir après lui, est inutile
Le temps de l'humain est mort
Assassiné par vos insensibles

Que la foudre de ma colère
Transperce vos coeurs secs
Qu'elle aveugle vos regards morts
Et que vos vies égoïstes brûlent en vos enfers

Maitte

samedi 22 mars 2008

Le loup te guette

L'absence d'envie
Me plonge dans l'ombre
Rien, pas même les murs
De cette maison n'est abri

La peur est dévorante
Car elle ne comprend rien
À l'hypocrisie de l'homme
Elle est aveugle;
Le loup te guette

Maitte

Les invisibles



Chaque jour
Dans les rues
Ils meurent
Tout simplement

Les invisibles
Les errants

Le charme de l'humain

Je suis de ceux qui s'éloignent,
De ceux qui s'éclipsent,
De ceux qui se tiennent à l'écart
De l'autre...
Pour en garder le charme
Capter cette rareté précieuse
Qui se présente parfois

Maitte

mercredi 19 mars 2008

Comme une longue marche



Cette vie
Est comme une longue marche
Par des nuits sans lune

La lumière
N'est plus qu'un naïf souvenir
Sans place pour l'amertume

Les rêves sont morts
J'appelle en vain l'espoir
Ne reste que Des-Espérances


À Michel P

lundi 10 mars 2008

Vivre en noir et blanc



Chaque jour, la nuit avance
À la conquête du ciel
Je voudrais tant
Vivre en noir et blanc

samedi 8 mars 2008

La noirceur de l'homme



Mais moi j'avance
Sans joie ni bonheur
Dans un monde stérile
Où l'on va solitaire

Je poursuis une image
Dont je suis l'esclave
Car je n'ose me libérer
De l'ombre scellée à mes pas

La noirceur de l'homme

Poison de vivre

Blessures invisibles,
Nées d'une peur sourde,
D'humiliations quotidiennes.
Blessures dévoilées...

... par un incontrôlable désir poison de vivre


Maitte

vendredi 7 mars 2008

Le seul




Tu es la seule personne
Que je regarde dans les yeux
ça fait un drôle d'effet
Mais j'y arrive un peu




illustration Michel V. Lutz

Désespérance

Ne me prive pas d'elle
Je veux rester ainsi
Immobile dans ma mélancolie
Désinvestie du désir de vivre
Dans un exil permanent
Où la désespérance va
Au-delà de ma désespérance

Maitte


Petit virage

Il fait ombrage
Dans ma lente vie
Le petit virage

Maitte


Encore et enfin

Quand ce tournant
Ce virage de vie
Sera amorcé
Pourrais-je encore
Poser mes yeux dans les tiens
Y trouver des certitudes
Lire en eux ma force malhabile
Et avancer encore et encore
Et enfin
Te demander de me lâcher la main

Monique Maitte

Je viens d'où



Je viens d'où mes yeux
Te l'auront dit
Car vois-tu, sans-abri
N'est pas un pays

Monique Maitte

Le rire est mort

La nature est ainsi
Elle est vie qui toujours
Revient, renaît
En installant l'oubli
Elle ne connaît rien
De la catastrophe

Je ne peux oublier la rue
Car le rire est mort

Monique Maitte

mercredi 5 mars 2008

Toi, ma fragilité

Je te maîtriserai
Par ma force tranquille
Je te nourrirai
De mes silences protecteurs
De mes absences indociles
Toi, ma fragilité
Puis, viendra le moment
De la séparation

L'armes de mélancolie

Et voilà que mes joues
Renouent avec les larmes.
Cette source tarie par la rue
Qui muselait mon âme
Renaît aujourd'hui
Alors qu'une vie se dessine
Me plongeant
Dans une douce mélancolie

S'il est vrai

À mes fragilités
Tu n'as donné que tes armes.
De toi je ne connais
Que mépris et irrespect.
Mais s'il est vrai
Que je me sois trompée...
Reste à l'écart de ma route


Monique Maitte

mercredi 6 février 2008

les mots

C'est au fond de moi
Et c'est terrible
L'envie de disparaître
Je l'appelle l'exil
Et le rêve ailleurs

Tentation Souvenir (TS)

De mon sort
J'ai de tristes nouvelles
Car la mort
À nouveau m'appelle
Que puis-je faire de toi
Souvenir
Faut-il que je m'éveille
À cette vie
Où dois-je m'endormir
À la terre

dimanche 3 février 2008

non

je n'irais pas
dans ce foyer de femmes
Où il n'y a que des femmes
c'est quoi ce monde
Où tu ne vois que des femmes
Où ceux
les hommes
ceux
qui t'ont frappé sont mis là
ailleurs
coupables
éloignés de toi
comment
tu te reconstruis
refais
revois
sans ceux
ceux-là
qui n'étaient pas
complices
non
la rue sera moins violente

si



si aujourd'hui
je lisais ces vieux bouquins
sur la libéralisation
des femmes
je m'ennuierais
car ce serait comme
lire des revues de voyages
dans de merveilleux
ailleurs
l'impossible pour moi

je suis mourue à jamais

la réalité est brutale
je paye toujours
demain aussi
ma faiblesse

je reste condamnée
prisonnière
coupable d'avoir baissé
les bras

monde
je ne te hais pas
je reste là où je peux

jeudi 3 janvier 2008

Sable

Je me vois

C'était avant,
Ma vie d'avant...
Tiens
Il revient souvent
Ce avant !
Je me réveille,
Je prends conscience
et j'ai peur

Personne

Ni devant !
Personne
Ni derrière !
Personne

Et puis un jour,
Un déclic
15 ans de drogue dure
Laissés derrière
Mais seule, toute seule


Nadia D.

Ceux du Pont-de-Pierre

On s'est raconté la rue,
On a tant rigolé...
Et reconnu
Une semblable crainte
Dans les yeux de l'autre


à vous mes amis du Pont de la "mère kuss"
Monique Maitte

mercredi 2 janvier 2008

Un jour


Il aimerait vraiment,
un jour
vivre comme avant
Avoir une femme, des enfants...
j'aimerais bien,
dit-il en souriant
Puis
Il hausse les épaules
Dans ses yeux,
l'avenir redevient incertain.

Femme de la rue

Un passé douloureux
l'impression de ne plus exister
se retrouvent
en chacune d'elles
les femmes de la rue

Monique Maitte
Femme de la rue

La peur au ventre

Marcher Marcher
Jusqu'à l'épuisement

Ne pas s'arrêter
Avancer jusqu'au lendemain

Toujours Toujours
La peur au ventre

Précarité




La précarité
C'est comme pour tout,
Comme le blé,
Elle augmente partout

Je boite un peu

Depuis sans toi
Je boite un peu
Mais je marche quand même

Monique Maitte
12/2007

mardi 1 janvier 2008

Le lâche


sa lâcheté?
c'est juste un complexe
entretenu par ses amis
la médiocrité lui convient
ne t'inquiète pas pour lui
c'est un style de vie
mais méfie toi
car le lâche s'attaque
aux plus démunis

dimanche 30 décembre 2007

TS

J'ai eu si souvent
l'envie, la tentation de TS

Et depuis toi
Les tentations sont
Ailleurs

Mon TS a tué la TS
Et depuis je me vois
Enfin

samedi 29 décembre 2007

Tu parles

mon amour

la vie est drôle




Comme la vie est drôle
Lorsqu'on la regarde sans trop d'espoir




Monique Maitte






Entre deux


Loin de la fenêtre
Ni la vie, ni la mort
Un état d'entre deux
Où je suis seule




Monique Maitte
mai 2007

Seize 64



Après 1664 hésitations
L'arc-en-ciel est gris






Monique Maitte
2007

vendredi 28 décembre 2007

D'abord







D'abord
les gens s'approchent de moi
Ensuite
je m'éloigne d'eux





Monique Maitte
28/12/07

Strasbourg

Dans ton architecture remarquable
Je traîne, je survis, je désespère,
Strasbourg ma belle capitale

mercredi 26 décembre 2007

Renoncement

L’amour est un trésor
le refus de l’égoïsme
de son absurdité
un renoncement
à la peur et à la médiocrité


Monique Maitte
26/12/07

vendredi 21 décembre 2007

D'ailleurs

On nous appauvri de plus en plus,
année après année, on nous insécurise,
en même temps on nous culpabilise.

Ma pauvreté vous fait peur et vous dérange,
car on vous ment,
car vous ignorez ma réalité,
nous restons étrangers à l’autre.

à Michel P.
Monique Maitte

jeudi 13 décembre 2007

Comme l'écorce





Je ferais, comme l'écorce,
De mes cicatrices,
Une joliesse infinie

mercredi 5 décembre 2007

Filtre de grisaille


Ma survie est pour moi mystérieuse
Tant la mort m'habite
Compagne silencieuse,
Infiltrée, disgracieuse.

Je regarde le monde
Et vous vois
Via ce filtre de grisaille,

Je ris avec vous parfois.

Je suis là, trop là
Et dans le même temps
Ne pense qu'à l'ailleurs

Monique Maitte
Novembre2007


Illustration Michel V. Lutz

samedi 1 décembre 2007

un tampon suffit





pour transformer celui qui est parti en celui qui est arrivé
un tampon sur un papier suffit...


Monique Maitte

cri d'oiseau





un cri d'oiseau
repousse soudain
les murs du squat




Monique Maitte

tactiques de résistance



la fuite et l'errance
tactiques de résistance

aux prisons dorées
le squatteur préfère
le caniveau en liberté


Monique Maitte

il est temps







le moment est venu
de recolorer ma vie





Monique Maitte

mon désir






mon désir retourne
toujours au néant
d'où il est venu






Monique Maitte

la misère



la misère
n'est qu'un papillon de nuit

peut-être, encore...
pourrais-je m'envoler
ailleurs


Monique Maitte

marche droit







je n'ai pas l'art
de la marche tout droit





Monique Maitte

un manteau d'étoiles






une vie d'errance
des excès de boisson

et
un manteau d'étoiles




Monique Maitte

je pense tempête






je pense tempête
et je me déchaîne
dans les cahots de la vie




Monique Maitte

l'inhumaine logique



En pleine dérive le non-dit
Nourrit l'inhumaine logique

Ce mal sans fièvre
Qui préserve l'apparence d'intégrité,
Me laisse dans une souffrance
Immense et sans issue

le froid de la nuit







dans le froid de la nuit
au loin
la lueur du jour naissant

le moment d'espérer?



Monique Maitte




Il est trop tôt





il est trop tôt
pour mettre misère
au cimetière des mots



Monique Maitte



Art Sans Domicile

Art sans domicile livre des émotions, des sentiments nés de cette réalité terrible : la survie dans la rue Des expositions sont régulièrement proposées, elles nous permettent de témoigner et de changer le regard qu'on nous porte Chaque vente d'illustration ou de cartes (10 x 15) permet de nourrir, d'habiller et même de loger des personnes La poésie de Monique Maitte, porte parole du Collectif SDF Alsace se veut sans artifice, sans discours... elle parle d'elle même.

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Strasbourg, Alsace / Bas-Rhin (67), France
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