9 mai 2011

Combien de silences faudra t-il pour libérer la parole ?

Peut-on encore reculer ?
Ne plus pouvoir avancer, être acculé ?
Un silence m'enserre,
Un silence suspend mes mots,
Un silence m'indiffère,
Un autre est inquiétant.
Combien de silences faudra t-il pour libérer la parole ?

3 commentaires:

  1. Monique,
    Je viens de découvrir tes poèmes sur ce blog. Je suis fortement impressionnée par la justesse de ce qu'ils expriment et par le poids des mots choisis pour faire prendre la pleine mesure de ce qui, le plus souvent est imperméable aux autres.
    Fortement impressionnée aussi par ce qui me semble relever du génie là où personne ne l'attend. Bravo et respect!

    Suite sur message suivant, si je parviens déjà à envoyer celui-ci car ça bloque !

    RépondreSupprimer
  2. Suite de mon message précédent à 17:16
    Merci Monique d'être la voix des sans voix. De ces milliers de d'adultes et d'enfants que trop de souffrances bâillonnent; de ceux que tous les "biens pensants" s'empressent de juger sur des comportements ou des actes qui ne sont que la conséquence de ce qu'ils ont subi et qui aurait pu être évité.
    Par ignorance,lâcheté, égoïsme et panurgisme la société -nous- invoque la fatalité, voire la génétique. Or un enfant ne naît pas "difficile" ou "futur SDF" ou "futur drogué ou alcoolique ou voleur ou borderline" il le devient à cause de ce qu'il supporte et subit et qu'il ne peux dénoncer car venant de ceux qu'il aime envers et contre tout et qui l'aiment aussi malgré leurs involontaires maladresses ou violences.

    Nadine.
    Suite sur le message suivant

    RépondreSupprimer
  3. Suite
    Monique, tu portes formidablement bien la voix de ceux qui, à force d'invisibles combats, n'ont plus ni les outils, ni la force, ni l'envie de s'exprimer. Parce que tu es une des leurs, sur laquelle la grâce s'est posée, tu as la crédibilité pour qu'on pose enfin sur eux un regard dans lequel ils se sentiront exister, un regard plus respectueux et bienveillant et non un regard de pitié ou de mépris.
    Mais l'idéal serait bien sûr d'en faire baisser le nombre. Là est un autre vaste débat...
    Au fait, détail amusant, je suis née en 1958 dans la même petite ville que toi !
    Nadine
    nadinecoulie@live.fr

    RépondreSupprimer

Qui êtes-vous ?